Dossiers presse

- Extrait d’un interview à propos de l’exposition "La Chair et Dieu.

- Extrait article dans Flash du 27 mars1997, pour l’Exposition Art-Sud (Toulouse).
- Article d’E.Mangin revue Eglise de Valence, déc.2006 : Donner naissance…

- à consulter aussi : Guillaume Barou, La peinture, trace de création dans La Croix du samedi 9 juillet 2005, p. 18

- Article pour la revue Confluences Lyon : Du figuier à la figure Oct 2006

- Pour l’exposition "Tendance Papier" en Février 2008 : "Jacques Cadet, peintre chercheur du fond de l’humanité, nous fait rencontrer des êtres entre gravité et légèreté." Uta Kriesten


-Article d’Eric Mangin décembre 2006 :

Gravité ou légèreté ? "Que dire en réalité de l’oeuvre de Jacques Cadet ? Qu’il s’en dégage en fait quelque chose d’ambivalent...La vie est là, avec tout ce qui contribue à l’écraser, et cependant l’homme résiste, rien ne peut le faire disparaître, à l’image de l’artiste qui ouvre des horizons, cherche des passages et donne sans cess naissance à de nouveaux espaces. Aller à l’essentiel, entrer dans la sérénité Enfin , avouons qu’il y a dans la peinture de Jacques Cadet, quelque chose qui fait penser au dessin des enfants...Un plaisir d’exister, un perpétuel étonnement devant la vie, une grande simplicité dans les lignes et les couleurs. Mais cette simplicité est le fruit d’un long travail...


-Extrait d’interview à propos de l’exposition à Aiguebelle, La Chair et Dieu en mai 2004 :

Comment qualifieriez-vous votre art ?

Durant de longues années j’ai cherché à exprimer des états intérieurs. Le résultat parvenait à une combinaison formelle plutôt dans des tonalités sombres, mais parfois joyeuses , ce qui a plu dans la réalisation de vitraux. Cette quête d’identité -avec un travail conjoint sur moi et sur ma peinture a fini par me rendre sensible à toute forme de mal être chez les autres. J’ai alors plongé mon pinceau dans des formes de violences subies ou reproduites : visages morcelés, expressions d’yeux, bouches proliférantes ou muettes, anomalies maladives. L’utilisation de fonds déjà peint à l’acrylique, permet en superposition avec l’huile grattages, griffures de pointes, réserves, matières blessées, ou chargées. Dans le même mouvement, me nourrissant de textes bibliques, je donnais toujours à ces figures violentes une échappée, quelque chose qui vient à leur rencontre ou secours.

Quelle vision de l’homme transmettez-vous à travers elle ?

Je peins l’homme en devenir avec le passage de la Parole. Une série de tableaux, ça parle d’un avant et un après. Entre les deux une rencontre décisive : c’est Jonas qui d’abord résiste à ce qu’il entend, et fuit, jusqu’à ce que l’épreuve le rejoigne et le transforme dans le dialogue avec Yahvé. C’est Abraham, Elie, Tobie , ou Paul. L’homme se voit saisi par l’Autre, et découvre son identité, son Je dans un dessaisissement de son moi. Cela devient en lui source...

Mon problème de peintre : comment dire dans les signes plastiques cette mutation de l’homme ? Par la succession des peintures, les trois temps d’une mutation peuvent trouver place. L’irruption du nouveau se manifeste par des ajouts, superposition, réserves, une barre, un rectangle, une fenêtre, contrastant avec du déjà là. Un langage de coupure, d’inclusion, de collage, d’effacement, redoublé par le rapport des figures entre elles dans la série.

Ecriture de pub ? Certes cela fait un peu choc à être utilisé en référence au récit biblique. Mais de mon lieu de chair à moi, je sens une parole bouger qui cherche à se dire dans les balbutiements de l’œuvre peinte.

Après, je laisse à l’autre le soin de regarder ce visible et de résonner dans une confrontation avec ce qu’il porte en lui.

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- Article de l’Exposition à la Galerie Art Sud en 1997.

Chez Art-Sud, les portraits proposés par Jacques Cadet disent souffrance et sagesse, cicatrices et renoncements. L’artiste dévisage avec force et attention leurs vérités contradictoires. Peinture et graphisme s’opposent avec sauvagerie. On rencontre la nuit et ses habitants, hibou et chauve-souris... Tout est fragile. La pluie effacera...l’orage emportera.

Lignes et couleurs souvent dissociées gardent leur force d’expression respective. Les contrastes affirment les diversités de l’individu, en fixant les instants forts.

Ces portraits disent aussi l’irrémédiable solitude et la dignité de l’être qui, derrière traces et tâches, se constitue comme il peut.

La peinture a ses ancêtres qui, de Rembrandt à Soutine et Picasso, ont revivifié la figure et ses symboles. Ici la colombe piégée sur le fil de fer barbelé, la faucheuse, les empreintes de mains... autant de cris silencieux. Et puis s’il pleut, tout s’efface, tout passe comme on dit depuis la haute antiquité...

Mais on peut le réentendre en regardant ces images chez Art Sud où l’être se situe dans une longue succession de violence et de dignité. Et où chacun peut se reconnaître et mieux comprendre son voisin.

Marguerite Gaston.





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